Symphytum (Consoude)

Famille des Boraginaceae

 

Symphytum gussonei F. W. Schultz

 

Les Consoudes (genre Symphytum) sont des plantes herbacées vivaces appartenant à la famille des Boraginacées (bourrache, myosotis). Affectionnant principalement les lieux humides, elles sont natives de l'Europe ou de l'ouest de l'Asie (Turquie, Hongrie, Caucase, Géorgie, Iran).

Le nom français « consoude » provient des capacités de ces plantes à accélérer la consolidation des fractures grâce à leur teneur en allantoïne. Elles étaient en effet très utilisées autrefois pour cet usage.

Symphytum

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Symphytum officinale (Consoude officinale)

Classification

Règne

Plantae

Division

Magnoliophyta

Classe

Magnoliopsida

Ordre

Lamiales

Famille

Boraginaceae

 

Genre

Symphytum
 

Classification phylogénétique

Classification phylogénétique

Ordre

aucun

Famille

Boraginaceae

Description de cette image, également commentée ci-après

Consoude de Russie

Étymologie

Le nom de la famille Boraginaceae vient de la bourrache, qui est l'espèce de référence de la famille.

Le genre Symphytum est issu du grec Symphyse qui se traduit par union, cohésion. Symphytum peut ainsi se traduire par cicatrisant lorsqu'il est utilisé en rapport à une blessure1.

Le nom vernaculaire vient du latin Consolida, qui au fil du temps s'est transformé en Consoude2

Histoire

Connues depuis l'antiquité comme plantes médicinales, les consoudes ont été propagées le long des grandes routes européennes par les pèlerins et les gens du voyage. En vogue au XIXe siècle en Angleterre, elles ont connu un engouement depuis les années 1960 aux États-Unis et ailleurs pour leur intérêt thérapeutique et pour le jardin. Enfin, les horticulteurs ont développé des variétés ornementales dans le but d'obtenir des effets de massifs intéressants. On peut donc rencontrer les consoudes dans la nature, mais aussi dans les jardins, près des habitations, échappées des cultures ou au bord des chemins.

Description générale

 

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e0/Symphytum_floral_diagram.jpg/220px-Symphytum_floral_diagram.jpg

Diagramme floral du genre Symphytum

 

 

 

 

Les feuilles sont velues et épaisses, élancées et rudes au toucher, soutenues par un solide pétiole.

Les racines généralement charnues sont, suivant l'âge, brunes à noires à l'extérieur et blanches à l'intérieur. Certaines variétés possèdent des racines dont la taille peut atteindre 180 cm.

Au milieu de la touffe de feuilles émergent des tiges florifères garnies de clochettes de couleur variable suivant les variétés. Les tiges sont souvent ailées (les ailes des pétioles se prolongeant le long de la tige)

La corolle est formée par 5 pétales soudés ensemble. Les sépales et les étamines également au nombre de 5, donnent naissance à 4 graines noires (akènes ou nucules)

Les boutons floraux enroulés en spirale se déroulent et changent souvent de couleur au fur et à mesure de leur épanouissement, à l'usage des insectes pollinisateurs. De même, l'extrémité de la corolle est davantage colorée, comme pour indiquer l'entrée. Les fleurs sont en effet très mellifères, bien que tous les insectes ne soient pas capables de la polliniser. Ils doivent forcer un double fond dans la corolle avant de pouvoir atteindre le nectar ! Il n'est pas rare de voir les bourdons grignoter la paroi par l'extérieur avec leurs mandibules, offrant ainsi le passage à d'autres insectes attirés par le puissant parfum d'eux seuls perceptible… Ceci explique que parfois les graines (nucules) ne soient pas très nombreuses. Les graines n'apparaissent que rarement sur les variétés hybrides (stérilité ou difficulté de pollinisation ?)

Principales espèces et variétés

  • La consoude de Russie : le terme de « consoude de Russie » n'est pas réservé à une espèce précise. Il s'agit en réalité d'une appellation populaire fourre-tout qui comprend des variétés de grand développement pour un usage agricole, aussi bien hybrides que non, et importées de Russie en Angleterre dans le but d'un usage agricole.

La distinction des variétés a été historiquement confuse, et cette confusion se poursuit toujours. Des variances de couleur (entre autres) sont observées pour la consoude officinale et par conséquent les consoudes de Russie hybrides. Les feuilles sans pétioles se prolongent parfois sur la tige sous forme d'ailes, ce qui est un des caractères permettant une différenciation.

La couleur de la corolle n'est pas forcément déterminante de la variété, mais plutôt sa forme ou sa taille, qui varie très légèrement. La Consoude de Russie hybride a une corolle plus longue que la consoude officinale. L'ouverture de la corolle est plus étroite pour l'officinale ainsi que l'hybride, ce qui n'est pas le cas de certaines autres variétés. La plupart du temps, on risque de trouver soit l'une ou l'autre de ces deux variétés. Le plus simple pour les distinguer est de regarder les ovaires des fleurs fanées. S'ils sont desséchés, ils sont sans doute stériles, et donc la variété est probablement hybride. S'ils sont pleins de nucules, on a affaire à une variété botanique fertile comme la consoude officinale.

On compte de nombreuses espèces et variétés de consoudes. Parmi les nombreuses variétés, certaines sont adaptées aux régions froides (Baltique) et d'autres aux climats équatoriaux. Plusieurs variétés ont été cultivées par des milliers d'exploitations à des fins fourragères :

  • Symphytum asperum Lepech. (1805) (ou Symphytum asperrimum Sims) : consoude rude ou consoude hérissée, aux clochettes rose bengale virant au bleu de cobalt. La plus rude au toucher. Grand développement, entre dans le groupe dit « de Russie ».
  • Synonyme : Consoude rugueuse
  • Famille : Famille de la bourrache – Boraginaceae
  • Type de croissance : Herbacée vivace. Racine charnue.
  • Hauteur : 60–200 cm. Tige à poils grossiers, surtout dans sa partie supérieure.
  • Fleur : Corolle campanulée (en entonnoir), à développement régulier, 11–17 mm de long, d’abord rose, puis bleu clair, cinq lobes fusionnés. Lobes munis d’extrémités arrondies. L’entrée de la corolle comporte cinq grandes écailles en forme de lèvres. Calice soudé, pentalobé, 2–5 mm de long, nettement plus court que le tube de la corolle. Lobes du calice étroits et elliptiques, extrémités arrondies. Cinq étamines. Gynécée fusionné, style unique. Cymes naissant dans les aisselles, sans ramification ou scorpioïde.
  • Feuilles : Alternes, pétiole étroit, peu ou pas décurrentes. Limbe elliptique à base généralement arrondie ou cordiforme et à bords entiers.
  • Fruit : Schizocarpe en quatre sections. Méricarpes obliques, cannelés, granuleux, mats.
  • Habitat : Régions inhabitées, parcs, jardins, berges et côtes. Cultivée et sauvage.
  • Période de floraison : Juin août.

Les espèces de consoudes sont cultivées depuis longtemps en Finlande, initialement à des fins médicinales, puis pour le fourrage et comme plantes ornementales. La consoude hérissée est originaire du Caucase. Elle fut introduite en Europe comme plante de fourrage destiné aux cochons, aux lapins et aux chèvres il y a environ deux siècles. Il n’existe aucune information quant à son usage en Finlande. L’espèce a clairement été introduite dans ce pays en tant que plante ornementale. Cette vivace possède de nombreux attributs par rapport son célèbre proche parent la consoude officinale (S. officinalis), connue pour ses propriétés médicinales : elle ne se propage pas aussi rapidement et n’envahit pas tout le jardin. De plus, elle n’émet pas de produits chimiques qui repoussent les autres plantes. Bien que l’espèce se propage à un rythme limitée et semble incapable de produire des graines sous nos climats, elle s’est parfois naturalisée. La consoude hérissée se rencontre principalement dans les vieux jardins et dans les parcs, ou dans les lieux où elle s’est naturalisée, par exemple les bords de route, les fossés et les berges.

Parce qu’elle est systématiquement d’origine cultivée, la consoude hérissée mute très peu en Finlande. Par rapport à sa plus proche parente la consoude officinale, les feuilles décurrentes de la tige sont plus courtes, les fleurs souvent plus bleues, la corolle grandit de manière régulière et le calice est court. Toutefois, ces espèces se croisent facilement et des rétrocroisements peuvent également se produire. La consoude de Russie hybride (S. x uplandicum) partage des marqueurs avec ses deux parents. Elle est souvent diversiforme et parfois très difficile à interpréter.

 

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Symphytum asperum

 

 

  • S. azureum

Symphytum azureum

Symphytum azureum

 

  • S. bulbosum: consoude bulbeuse Rare, très ressemblante à S. tuberosum, à fleurs blanc-jaune, elle ne présente pas l'intérêt agricole ni thérapeutique des autres consoudes.