Chondrilla juncea - Chondrille à feuilles de joncs - Chondrille effilée - Chondrille à tige de jonc - Salade à bûches

Chondrilla juncea - Chondrille à feuilles de joncs - Chondrille effilée - Chondrille à tige de jonc - Salade à bûches

(Asteraceae)

Chondrilla juncea, Chondrille à feuilles de joncs, est une espèce de plantes méditerranéennes de la famille des Astéracées.

Chondrilla juncea

 

1905

Classification APG III (2009)

Règne

Plantae

Clade

Angiospermes

Clade

Dicotylédones vraies

Clade

Noyau des Dicotylédones vraies

Clade

Astéridées

Clade

Campanulidées

Ordre

Asterales

Famille

Asteraceae

Sous-famille

Cichorioideae

Tribu

Cichorieae

Sous-tribu

Chondrillinae

Genre

Chondrilla

 

Nom binominal

Chondrilla juncea
L., 1753

Etymologie

Le nom de son genre vient du fait que le latex produit par la plante sèche donne des petits grumeaux. Le nom de l’espèce signifie « ressemblant à un jonc ».

Description

C’est une plante vivace, pouvant mesurer jusqu’à 1,3 m de hauteur. Les feuilles de la base sont plaquées au solen rosette et très découpées. Ses jeunes feuilles du centre sont d’ordinaire rougeâtres, frisotées et pliées en deux. Ses capitules jaunes ont des fleurs du tour en forme de languette.

Répartition

On rencontre fréquemment Chondrilla juncea autour de la Méditerranée, mais elle tend à se répandre vers le Nord. Elle préfère les prés secs et les champs sablonneux ou pierreux. En ville, elle pousse au bord des chemins et des rues, au pied des murs.

Elle est disséminée par l’agriculture et est considérée comme invasive.

Propriétés et usages

La chondrielle aurait des propriétés antioxydantes. On peut la consommer en salade. Le goût, semblable au pissenlit, est plus doux et le duvet au cœur de sa rosette est absent.

 

1906

 

Nom scientifique : Chondrilla juncea L.

Synonyme(s) du nom scientifique : Chondrilla graminea Bieberstein, Chondrilla brevirostris Fischer, Chondrilla acantholepsis Boissier, Chondrilla canescens Karelin et Kirilow

Classification : Astéracées, Dicotylédones

Nom(s) vernaculaire(s) :

Chondrille à tige de jonc, Chondrille effilée, Chondrille junciforme

Nom commun : Chondrille

Synonyme(s) du nom commun : Chondrille effilée, Chondrille à tige de jonc, salade à bûches

Noms communs dans d'autres pays : DE : Binsen-Knorpellattich ; ES : achicoria dulce ; FR : chondrille ; IT : lattugaccio comune ; PT : leituga-branca ; EN : skeleton weed (Australian) ;

Type biologique : Vivace

Description de la semence : Dimensions : 0,4-0,8 x 3,0-4,0 mm.

Couleur : Jaunâtre.

Forme : Linéaire, non aplanie à l'extrémité, mais portant 5 écailles pointues.

Ornementation : 5 côtes visibles et paroi équinulée (épineuse) vers l'extrémité. Aigrette de 5-6 mm longuement pédonculée.

Fruit contenant les graines : Akène.

Plante bisannuelle de 4-10 dm, dressée, glabre, hispide inférieurement, presque nue, très rameuse à rameaux effilés, raides, étalés ; feuilles inférieures sinuées ou roncinées (ordinairement détruites à la floraison), les supérieures entières ; capitules petites, subsessiles, solitaires ou réunis par 2-3 en fascicules espacés le long des rameaux ; involucre à folioles linéaires un peu farineuses ; akènes muriqués au sommet terminé par une petite couronne de 5 dents allongées écailleuses ; fleurs jaunes.

1907

Description de la plantule : - Cotylédons elliptiques à ovales, à sommet arrondi, plus ou moins pétiolés.

- Feuilles simples, ovales à triangulaires, irrégulièrement dentées.

 

Description de la plante adulte : - Hauteur: 30 à 130 cm. Plante glabre, hispide à la base.

- Tige glabre à rameaux effilés et étalés, hérissée de poils durs et recourbés dans la partie inférieure.

- Feuilles inférieures disposées en rosette ; feuilles roncinées ou sinuées détruites après la floraison. Feuilles supérieures étroites et doublement dentées, poils hérissés sur la nervure médiane.

- Fleurs jaunes peu nombreuses en petits capitules larges, par groupe de 2 ou 4, placés sur des rameaux très courts ; involucre à bractées extérieures ovales très petites, les inférieurs étroites et allongées.

- Fruits: akènes bruns à leur maturité, avec de fines côtes longitudinales dans leur partie inférieure. Au-dessus, rangées d’écailles dont la supérieure forme 5 dents épineuses, au milieu desquelles sort un bec, support de l’aigrette blanche. Semences de 8 à 9 mm.

- Plantes jeunes utilisées en salades. Appréciée des lapins. Plante apéritive.

Type biologique : vivace.

Risque de confusion avec : Lactuca serriola

1908

 

Plante de la famille des Asteraceae, aussi appelée Chondrille effilée. Elle fleurit de juillet à septembre.

Port

Plante bisannuelle, de 40 à 100 cm de haut. Les feuilles sont soit basales, en rosette, soit caulinaires. La tige est dressée, ramifiée.

1909

La tige est pleine, avec une consistance plutôt coriace, à section ronde. Elle a une surface lisse, et elle est glabre (en haut) ou poilue (à poils raides dans le bas).

1910

Feuilles

Sur la tige, les feuilles sont alternes, avec une base simple.

 

1911

Vue d'ensemble de la feuille:

Face supérieure:

            Face inférieure:

 

1912

1913

 

Les feuilles sont simples. Celles de la base sont profondément découpées, pétiolées. Celles de la tige sont entières, à bords parallèles, non pétiolées avec une base droite.
Les feuilles ont un limbe mince, avec un bord lisse (feuilles caulinaires) ou irrégulièrement denté (feuilles basales) et un sommet obtus ou pointu. Leurs deux faces sont glabres :

Face supérieure:                                                                                         

Face inférieure:

 

1914

 

1915

Inflorescence

Les fleurs sont regroupées en capitule, c'est-à-dire que ce qui paraît être une fleur unique est en réalité un amas de fleurs élémentaires, regroupées sur un plateau. Ces capitules sont répartis le long des tiges.

1916   1917

Capitule

Dans un capitule, les fleurs sont toutes ligulées, jaunes. Le réceptacle est nu, sans écaille ni fibrille.

1918

 

1919

1920

 

1921

1922

1923

L'involucre (partie qui entoure la base des fleurs) est allongé, formé de bractées disposées sur un seul rang. Ces bractées restent appliquées contre les achaines à maturité. Elles sont tomenteuses, allongées avec une extrémité pointue, avec des petites écailles à la base, semblables à des petites bractées.

Détail de l'involucre:

1924

1925

Détail des fleurs:

1926

Akènes

Les akènes sont allongés, à section ronde, avec une surface striée et un sommet prolongé en bec. Ils sont glabres, et un sommet terminé par une couronne de petites dents. Ils portent une seule rangée de soies lisses, blanches.

Akènes en place sur le réceptacle:

1927

1928

1929

1930

Détail de l'akène:

1931

1932

Le genre Chondrilla appartient à la famille des astéracées (ou composées), dans laquelle les fleurs sont groupées en capitules entourés d'un involucre de bractées. Il est représenté en France par trois espèces :

Chondrilla acanthophylla Borkh., rencontrée dans le Massif Central ;

Chondrilla chondrilloides (Ard.) H.Karst., dont la présence reste à confirmer et qu'on rencontre surtout en Suisse ;

Chondrilla juncea L., l'espèce de loin la plus répandue, présente pratiquement dans toute la France, même si elle est assez rare dans le nord du pays.

Le nom du genre signifie en grec "grumeau", les auteurs donnant des explications différentes. Pour les uns, il évoque l'aspect grumeleux de l'involucre, pour d'autres le fait que le latex devient grumeleux en séchant. Ce genre est surtout caractérisé par la forme des fruits, munis d'un bec très grêle entouré à sa base par une couronne d'écailles (épineuses ou non). Le bec est terminé par une aigrette de poils blancs denticulés, non plumeux. Les fleurs, toutes ligulées, sont jaunes.

Description de Chondrilla juncea : plante bisannuelle ou vivace poussant dans les champs, sur les talus, les lieux sablonneux, au bord des chemins ou des voies ferrées, mesurant entre 30 et 130 cm. Elle se caractérise notamment par ses rameaux glabres, effilés, semblables à des tiges de jonc, portant des feuilles peu développées. Les feuilles basales, en rosette, sont le plus souvent absentes lors de la floraison. Les feuilles caulinaires sont étroites, entières ou légèrement dentées. Les capitules, sessiles ou subsessiles, sont solitaires le long de la tige ou groupés par 2-3. Involucre allongé et étroit à bractées un peu farineuses disposées sur deux rangs, les extérieures étant très petites. Chaque capitule comporte entre 7 et 12 fleurs jaunes disposées sur deux rangs. Floraison de juin à septembre. Nom catalan : màstec.

1933

1934

C'est une plante commune dans les régions méridionales, mais qu'on peut rencontrer un peu partout en France. Elle croît dans les prés secs et au bord des chemins. Les feuilles de la base, desséchées à la floraison, sont sinuées-dentées. Les autres sont lancéolées, entières ou denticulées. Les capitules, presque sessiles, sont par petits groupes de deux à cinq, parfois solitaires, espacés le long de la tige qui ressemble à celle des joncs. Toutes les fleurs sont ligulées. Une confusion est possible avec Lactuca viminea (Linné) J. et C. Presl dont les feuilles sont décurrentes sur la tige qui est d'un blanc ivoire et dont les capitules n'ont que cinq fleurs.

1935

Plantule

Les feuilles alternes sont disposées en rosette et sont de teinte verte un peu jaunâtre. L’hypocotyle, généralement blanchâtre, n’excède pas 0,5 cm.

  1. Les cotylédons moyens à assez grands (11 à 17 mm x 4 à 6,5 mm) ont un limbe ovale ou elliptique, à sommet souvent tronqué à un peu émarginé. Le pétiole distinct mesure de 3 à 5 mm.
  2. Les deux premières feuilles sont elliptiques-lancéolées à obovales. Leur limbe est muni à la marge de 4 à 8 dents aiguës, étroites ; son sommet, non denté, se termine en un apicule discret. Le pétiole foliacé est généralement court et mal défini. Les feuilles suivantes, obovales à obovales-lancéolées, sont longtemps dentées, voire à peine lobées sur les feuilles ultimes. Le limbe montre également un sommet discrètement apiculé et se rétrécit en un pétiole foliacé. Les feuilles naissantes présentent un pourtour souligné de brun rougeâtre, porteur de dents étroites et roncinées. Une glabrescence (loupe 10 x) s’observe plus aisément sur les feuilles juvéniles. Un lait exsude à la brisure du collet.

Pousse

De l’automne au début du printemps, des rosettes feuillées se développent à partir de drageons. Les feuilles sont semblables à celles du pissenlit, mais plus petites. Les anciennes tiges sont cassantes, d’un blanc sale et munies à leur base de poils noirs et rigides. Un lait collant suinte à la moindre lésion racinaire. En avril, apparaissent les premières tiges couvertes d’un tomentum blanchâtre et hérissées de poils rigides. Les feuilles caulinaires glaucescentes, étroites, sont subentières, lancéolées à linéaires.

 

1936

Photo plantule

 

1937

Plante fleurie

La chondrille à tige de jonc est une vivace de drageons, à tiges effilées. Haute de 50 à 140 cm, elle est hispide dans sa partie inférieure. Les feuilles caulinaires sessiles, au plus glabrescentes sont lancéolées à linéaires avec une marge entière ou spinuleuse (3).

La floraison a lieu de juillet à septembre. Les fleurs jaunes ligulées, large d’un cm, sont réunies en capitules pauciflores, solitaires ou groupés (2 ou 3). De l’involucre s’échappe naturellement un lait qui se condense en grumeaux farineux d’où le nom de l’espèce (chondros signifie grumeau en grec).

 

1938

1939

Photo plante adulte

 

 

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Date de dernière mise à jour : 28/08/2019