Microdochium panattonianum

Microdochium panattonianum

Microdochium panattonianum est un champignon phytopathogène.

Microdochium panattonianum

Classification scientifique

Royaume :

Champignons

Phylum :

Ascomycota

Classe :

Sordariomycetes

Sous-classe :

Xylariomycetidae

Ordre :

Xylariaceae

Famille :

Hyponectriaceae

Genre :

Microdochium

Espèce :

M. panattonianum

Nom binominal

Microdochium panattonianum

(Berl.) B. Sutton, Galea & T.V. prix, (1986)

Synonymes

Ascochyta suberosa Rostr., (1938)
Didymaria perforans (Ellis & Everh.) Dandeno, (1906)
Marssonia panattoniana Berl., Riv. Patol. légumes, (1895)
Marssonia perforans Ellis & Everh., (1896)
Marssonina panattoniana (Berl.) Magnus, (1906)

 

Microdochium panattonianum est le champignon responsable de l'anthracnose. Il est à l'origine de taches se développant en particulier sur les feuilles basses des salades, à la fois sur le limbe et les nervures. Les portions du limbe affectées brunissent assez vite, se nécrosent et tombent. Les feuilles montrent alors de nombreuses perforations leur conférant un aspect criblé très caractéristique (figures 1 et 2). Ce symptôme est dénommé "Shot hole" par les Anglo-Saxons.

D'autres symptômes peuvent être consultés dans la rubrique sur les Taches jaunes, orangées à brun clair
.

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Classification : Fungi, Ascomycota, Sordariomycetes, Xylariomycetidae, Xylariales, Incertae sedis
- synonyme : Marssonina panattoniana
(1895)
- dénominations anglaises :
Anthracnose, Shot-hole, Ring spot, Rust ; dénomination espagnole : antracnosis
Microdochium panattonianum est un champignon qui a été signalé dans de nombreux pays répartis sur plusieurs continents (USA, Australie, Nouvelle Zélande) et en Europe (Allemagne, Grande-Bretagne, Danemark, Pays-Bas, Suisse, Italie, Hongrie, Serbie). On le retrouve aussi bien dans des zones de production tempérées que subtropicales. Dans certaines conditions particulièrement favorables, il peut être à l'origine de dégâts considérables aussi bien en culture qu'après récolte, qu'en cours de stockage et de transport. Il affecte les laitues cultivées et sauvages, les chicorées et les endives.

Il est connu en
France depuis de nombreuses années, mais son incidence a souvent été relativement limitée. L'anthracnose semble en recrudescence depuis le début des années 90, surtout sur les laitues, plus ponctuellement sur les chicorées. C'est actuellement une maladie plus fréquente que l'on rencontre surtout dans les cultures de plein champ réalisées à l'automne. Il n'est pas rare de l'observer maintenant dans les abris humides en cours d'hiver.

Plantes hôtes

Systématique

Famille

Nom français

Astéracées

Laitue

Super-classe

Septomycètes

Classe

Adélomycètes

Sous-classe

-

Sous-sous-classe

-

Ordre

Mélanconiales

Famille

Mélanconiacées

Nom français

Anthracnose de la laitue

Nom latin

Microdochium panattonianum

Identification microscopique

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Symptômes et dégâts

On observe généralement les symptômes sur des feuilles AGEES (feuilles au contact du sol).
>> Sur limbe : petites taches arrondies (2 à 4 mm de diamètre) jaunes ORANGES puis brunes. Lorsque l'attaque est ancienne, la nécrose à tendance à se détacher du limbe : CRIBLURE

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>> Sur nervures : tache ovale brune avec liseret rougeâtre, qui se creuse

Cycle de développement

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Facteurs favorables

>> Périodes de rosées, brouillard, pluie et irrigation par aspersion.
>> Température optimale 17°C avec présence d'eau au moins 2h en surface des tissus végétaux
Si température >28°C : arrêt de germination des conidies.

Méthodes de protection de la culture

  • Mesures prophylactiques - culturales

>> Arrêter la culture pendant 1 an (meilleur moyen de protection qui réduit significativement l'inoculum)
>> Enfouir les résidus de culture de plein champ ou les sortir du tunnel
>> Bien gérer l'irrigation

  • Lutte variétale

INEXISTANTE

Cycle de développement

Des petites taches humides apparaissent sur les feuilles proches du sol.
Elles s'étendent, deviennent circulaires à angulaires et prennent une teinte orangée à brune. Leur centre s'éclaircit en se desséchant.
Les tissus lésés finissent par tomber conférant au limbe un aspect criblé.

Le champignon se conserve dans le sol durant plusieurs années sous forme es microsclérotes. Ces derniers sont à l’origine des inoculations primaires.
Des spores (conidies) sont produites en grandes quantités sur les taches.
Elles disséminent la maladie aux autres plantes à la suite de pluies ou d’aspersions.

Facteurs favorables

La présence d’eau libre est indispensable aux contaminations.
Brouillards, rosées et surtout pluies et irrigations par aspersion, associés à des températures comprises entre 17-19°C sont très propices aux épidémies.
La germination des conidies n’est plus possible au-delà de 28°C.
Le champignon est détruit à la suite d’une exposition de 40°C pendant 10 minutes.

Dégâts

Cette maladie, connue en France depuis de nombreuses années, semble en recrudescence depuis le début des années 90, surtout sur les laitues et plus ponctuellement sur les chicorées.
Elle se rencontre surtout en plein champ et à l’automne.
Lors de contaminations tardives, les lésions apparaissent en cours de stockage et de transport, dépréciant d’autant la qualité des salades.

Mesures prophylactiques

- Réaliser des rotations culturales.
- Choisir des parcelles bien drainées et aérées.
- Éviter la présence d’eau sur le feuillage.
- Réduire l’hygrométrie ambiante de la culture : aérer, chauffer, irriguer en milieu de journée.
- Ne pas travailler dans les cultures encore humides.
- Éliminer soigneusement les débris végétaux en fin de saison.

Plupart des conidies de Microdochium panattonianum germées en produisant des appressoria court qui pénétré directement dans les cellules épidermiques feuilles de laitue. Une vaste colonisation des tissus foliaires ont eu lieu dans les 72 h, des lésions nécrotiques ont été visibles après que 96 heures et la sporulation est produit sur et dans les tissus foliaires. Le patron de colonisation et de sporulation sur Lactuca serriola était similaire à celles de L. sativa. À une température > 5 ° C, les niveaux d’infection augmentées avec l’augmentation de feuille moiteur période suivant l’inoculation. Optimales infections se sont produites à la suite de périodes de mouillure feuille > 8 h à 15°. Le contrôle d’aspersion pour minimiser les périodes d’infection dans le domaine est discuté.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 29/12/2018