Hymenoscyphus fraxineus

Hymenoscyphus fraxineus

(Heliotacea)

 

Chalara fraxinea est une espèce de mycètes pathogènes responsable d'une maladie fongique (phytopathologie) dite « chalarose » ou « maladie du flétrissement du frêne ». Cette maladie émergente apparue en Pologne puis en Lituanie au début des années 1990 s'étend rapidement3 en Europe depuis le début du XXIe siècle ; elle touche les frênes Fraxinus excelsior et F. angustifolia.

Sa forme téléomorphe (sexuée) a d'abord été prise en 2009 pour Hymenoscyphus albidus par Kowalski et Holdenrieder (2009) (un petit champignon non pathogène, décrit par Desmazières (1851), qui l'a découvert près de Caen avant qu'il soit occasionnellement trouvé un peu partout en Europe en train de fructifier sur des pétioles de feuilles de Frêne tombées au sol). Cette forme téléomorphe a été attribuée à une espèce proche, morphologiquement identique : Hymenoscyphus pseudoalbidus2 ou Hymenoscyphus fraxineus (Baral et al., 2014) et décrite sous le nom Chalara fraxinea pour sa forme asexuée (anamorphe) (décrite en 2006 par Kowalski).

« La rapidité de progression de la maladie et son mode de dispersion ne permettent pas d’envisager des mesures d’éradication ».

Hymenoscyphus fraxineus

 

 

Classification selon Catalogue of Life

Règne

Fungi

Division

Ascomycota

Sous-division

Pezizomycotina

Classe

Leotiomycetes

Ordre

Helotiales

Famille

Helotiaceae

Genre

Hymenoscyphus

 

Nom binominal

Hymenoscyphus fraxineus

 

La chalarose

C'est le nom de la maladie causée chez certains frênes par le champignon ascomycète Chalara fraxinea, qui peut attaquer le frêne à tous les âges et qui a été détecté par l'INRA sur toutes les parties possibles de l'arbre malade (collet, houppier, racines, pousses, Gourmands), mais toujours uniquement au niveau des nécroses ou des pourritures, et non dans le bois sain (aubier, bois de cœur).
Si ceci est confirmé par d'autres observations, on pourrait en déduire que la qualité de la
grume n'est pas affectée (hors zones de nécrose ou pourriture) ; Cependant faire circuler des bois issus d'arbres malades, pour les besoins d'industrie ou de chauffage ou autres usages, pourrait contribuer à la diffusion de spores contaminantes, bien que ceci n'ai pour l'instant jamais été démontré.

Une étude suédoise sur des frênes malades6 a trouvé ce champignon associé à d'autres espèces (Gibberella avenacea, Alternaria alternata, Epicoccum nigrum, Botryosphaeria stevensii, Valsa sp., Lewia sp., Aureobasidium pullulans et Phomopsis sp.). Ces champignons ont été inoculés à de jeunes frênes sains, et après 2 ans, seules 4 espèces (A. alternata, E. nigrum, C. fraxinea et Phomopsis sp.) ont conduit à l'observation de nécroses de l'écorce et du cambium typiques de la maladie. C. fraxinea présentait le pouvoir pathogène le plus élevé : il s'est développé chez environ la moitié des arbres inoculés, alors que les autres espèces de champignon n'ont causé de nécroses que chez 3 à 17 % des frênes inoculés.

La biologie de C. fraxinea et les éventuelles causes environnementales d'une susceptibilité aggravée de F. excelsior sont encore mal comprises et doivent faire l'objet de nouvelles études. Toutefois, on sais que la maladie a une sévérité particulièrement forte dans les sites très humides (Husson et al, 2012 Marçais et al, 2016 

Hypothèse à confirmer : Des métabolites secondaires découvertes en laboratoire (Grad et al., 2009) dont une la viridine (mycotoxique) et le viridiol (phytotoxine) pourraient synergiquement combiner leurs effets, respectivement en protégeant H. pseudoalbidus de la concurrence d'autres champignons à croissance plus rapide (selon Kowalski et Bartnik, 2010) et provoquer les nécroses foliaires observées sur les arbres malades (selon Andersson et al., 2010).

Espèces touchées : Entre 2000 et 2010, des frênes non-européennes (nord-américains principalement) introduits ont été retrouvés porteurs de symptômes de la maladie dont Fraxinus nigra qui y semble très vulnérable, Fraxinus pennsylvanica apparemment moins sensible, et Fraxinus americana et Fraxinus mandschurica a priori rarement touchés10.

Infection du houppier, avec « descente de cime » sur un frêne adulte