Cacopsylla pyri - Psylla pyri (Psylle commun du poirier)

Description
- Adulte : il ressemble à une petite Cigale aux ailes translucides. La forme hivernale est de couleur foncée, mesure 2,7 à 3,0 mm de long et porte d'étroites bandes sombres transversales sur l'abdomen. La forme estivale est plus petite et de teinte plus claire.
Lors de leurs déplacements et lorsqu'ils sont nombreux, les adultes émettent un bruit perceptible.
- Œuf : oblong, 0,3 mm x 0,1 mm. Il présente un petit filament à l'une de ses extrémités. Blanc après la ponte, il devient jaune clair puis orangé  . A l'approche de l'éclosion, les yeux de la future larve forment 2 taches rouges latérales.

Biologie
- Plantes-hôtes : le Poirier, plus rarement le Pommier, et, exceptionnellement, le Cognassier.
- Adulte : il hiverne dans les vergers, sur les arbres ou tout autre support. Il reprend son activité en janvier, s'alimente et s'accouple. Capable de sauter, il se déplace surtout en volant. La femelle pond ses oeufs par groupes de 6 à 10, principalement à la base des bourgeons et le long des crevasses. Les femelles des générations suivantes pondent sur les organes verts, puis, sur les pédoncules floraux, les pétioles ou la surface des feuilles. Fécondité, 400 à 600 oeufs.
- Œuf : le développement embryonnaire dure 6 à 25 jours selon la température.
- Larve : 5 stades de développement. La jeune larve de 1ère génération s'introduit à l'intérieur des boutons où elle s'alimente. Plus tard, lors des 2 derniers stades, elle se fixe sur le calice. La jeune larve des générations ultérieures se tient à la face inférieure des jeunes feuilles, dans une gouttelette de miellat. Après la 3e mue, elle se fixe à la base du pétiole, sur les jeunes rameaux ou sur les pédoncules des fruits, toujours recouverte d'un abondant miellat. A la fin de la dernière mue, elle s'installe sur les feuilles.

Cycle de vie
- 4 à 6 générations annuelles selon les régions et les conditions de culture, la dernière génération apparaissant en septembre-octobre. Les insectes de la 1ère et de la 2e générations sont généralement peu nombreux ; ceux de la 3e et 4e pullulent et peuvent occasionner des dégâts importants. En fin de saison, à l'automne, la population est dispersée sur l'ensemble du feuillage.

Dégâts
- Par leurs piqûres, les larves et les adultes absorbent une grande quantité de sève, ce qui se traduit par un épuisement de l'arbre et une diminution de la récolte.
- Le miellat provoque des brûlures du feuillage et le développement de la fumagine. Les attaques graves entraînent la chute partielle des feuilles dans le courant du mois d'août.
- Les populations sont parfois maîtrisées naturellement grâce à l'action de Punaises prédatrices très actives en l'absence de tout traitement.

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Adulte S'alimentant sur la nervure d'une feuille de Poirier.

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Oeufs d'été Pondus à la face inférieure d'une feuille de Poirier.

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Jeunes larves On aperçoit quelques oeufs jaunes et des gouttelettes de miellat (flèche)

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Larves au dernier stade

 

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Dégâts indirects sur poires La fumagine s'est développée sur les coulures du miellat rejeté par les larves.