Aleurothrixus floccosus (Aleurode floconneux des citrus)

Description
- Adulte : 1,5 mm de long. Ressemble à un tout petit papillon ; corps jaunâtre enfariné de cire blanche, ailes étroites qui laissent entrevoir l'abdomen.
- Œuf : pédonculé, ovalaire ; les oeufs sont pondus en cercle ou en demi-cercle.
- Larve : fixée, le corps déprimé et presque transparent, protégé par un feutrage composé de fils cireux, de forme légèrement ovale.

Biologie
- Insecte inféodé aux agrumes. Le Mandarinier est particulièrement attaqué.
- Apparu en 1966 en Espagne (Malaga) et en France (Côte d' Azur), cet Aleurode a été observé en 1980 pour la 1ère fois en Italie.
- Adulte et larves sucent la sève des feuilles.
Contrairement à l'Aleurode des citrus (Dialeurodes citri) le miellat produit reste adhérent à l'insecte, qui le produit en grosses gouttes.

Cycle de vie
- L'Aleurode floconneux évolue en 4 à 5 génération par an, qui se suivent presque sans interruption tout au long de l'année. Un simple ralentissement est noté pendant les mois les plus froids.
- Il passe l'hiver à l'état de larves de 3e ou de 4e stade et, parfois, à l'état d'oeufs, pondus en novembre.
En février-mars, on enregistre le début du premier vol, qui annonce la 1ère ponte de l'année ; un autre vol remarquable a lieu en général dans le courant d'août.
En automne les faces inférieures des feuilles sont encroûtées par des larves et des exuvies, recouvertes de miellat.
Selon les conditions climatiques, il peut y avoir ou non un autre vol en octobre.
En l'absence d'ennemis, ce Ravageur se multiplie considérablement, sans autre limite en fait que la quantité de nourriture disponible.

Dégâts
- Les dégâts directs consistent en prélèvements de sève : ils sont aggravés par l'intense développement de la fumagine. Les souillures sont également très importantes.

Remarque
La lutte biologique, au moyen de l'Hyménoptère entomophage Cales noacki, introduit en provenance d'Amérique du Sud donne de très bons résultats à condition de compléter son action par celle d'un autre parasite : Amitus spiniferus (du Pérou), mieux adapté aux chaleurs estivales.
Il faut considérer aussi, avec une certaine attention, les divers prédateurs : les Coccinelles Clitosthetus arcuatus  et Chilocorus bipustulatus  ainsi que les Chrysopa (Insectes, Névroptères).

 

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Colonie A la face inférieure de feuilles d'Oranger.

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Détail d'une colonie sur feuille d'Oranger On distingue des adultes ailés, des larves jeunes et âgées ("nymphes"), des sécrétions floconneuses et des gouttelettes de miellat.

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"Nymphes" parasitées On voit l'orifice de sortie du parasite Cales noacki (Hyménoptère).

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Cales noacki pondant dans une "nymphe"
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