Brongniart Alexandre

Alexandre Brongniart, né à Paris le  1770 et mort à Paris le  octobre 1847, est un scientifique français connu principalement pour ses travaux de minéralogie.

Fondateur de la céramique moderne, il a donné une classification des objets céramiques.

Alexandre Brongniart

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Biographie

Naissance

5 février 1770
Paris

Décès

7 octobre 1847 (à 77 ans)
Paris

Sépulture

Cimetière du Père-Lachaise

Abréviation en botanique

Al. Brongn.

Nationalité

Français

Formation

École nationale supérieure des mines de Paris

Activités

Botanistegéologuechimisteminéralogistezoologisteprofesseur d'universitépaléontologueherpétologiste

Père

Alexandre-Théodore Brongniart

Fratrie

Alexandrine-Émilie Brongniart (d)
Louise Brongniart (
d)

Enfants

Adolphe Brongniart
Herminie-Caroline Brongniart (d)
Mathilde-Émilie Brongniart (
d)

 

Autres informations

A travaillé pour

Sèvres - Cité de la céramique

Domaine

Chimie

Membre de

Royal Society
Société linnéenne de Normandie
Académie royale des sciences de Prusse
Royal Society of Edinburgh
Académie nationale de médecine
Académie des sciences
Leopoldina
Académie royale des sciences de Suède
Société philomathique de Paris
Société géologique de France

Distinctions

Officier de la Légion d'honneur (1825)
Commandeur de la Légion d'honneur‎ (1845)

Archives conservées par

Archives nationales

 

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Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Biographie

Fils d'Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813), l'architecte qui réalisa le palais de la Bourse à Paris, neveu d'Antoine-Louis Brongniart (1742-1804), chimiste au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, il s'intéresse très tôt aux sciences naturelles et participe à la fondation en 1788 de la Société philomathique de Paris. Il devient ingénieur du corps des mines en 1794, professeur d'histoire naturelle à l'École centrale des Quatre-Nations en 1796, puis succède, à la chaire de minéralogie au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, à René Just Haüy (1743-1822).

En 1800, après la publication de son ouvrage, Mémoire sur l'art de l'émailleurClaude Berthollet le fait nommer directeur de la manufacture de porcelaine de Sèvres, poste qu'il conserve jusqu'à sa mort en 1847. Comme directeur de la manufacture de Sèvres, il renouvelle et perfectionne l'industrie de la peinture sur verre et crée le musée de la céramique de Sèvres, dont il publie la Description avec Denis Désiré Riocreux (1791-1872). Il fait notamment venir Jean-Charles Develly à la Manufacture.

En 1807, il fait paraître un Traité élémentaire de minéralogie, , qui devient rapidement un classique sur ce domaine. À la suite de la publication en 1810 d'un Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris, il rédige avec Georges Cuvier, en 1812, une Description géologique des environs de Paris (refondue en 1822). À la suite de ses travaux dans le bassin parisien, Brongniart fonde la paléontologie stratigraphique française : désormais les fossiles jouent un rôle de repère dans la chronologie relative des terrains sédimentaires. Il précise cette chronologie, et en particulier la subdivision des terrains tertiaires, dans un ouvrage publié en 1829 : Tableau des terrains qui composent l'écorce du globe. Essai sur la structure de la partie connue de la Terre.

Le nom d'Alexandre Brongniart est également resté associé au terme d'ophiolite (du grec ophis, serpent), qu'il emploie en 1813 pour désigner une roche dont l'aspect évoque celui d'une peau de serpent, et d'ophicalce. Aujourd'hui, ce terme ne désigne plus seulement la roche elle-même (rebaptisée serpentine), mais un complexe de roches caractéristique d'une lithosphère océanique charriée sur le continent, et composé en partie de serpentines. Il donna également de nom de variolite à une roche ou galet qui présente dans sa structure de petites pustules blanches qui rappellent la variole.

Philomate, il est en 1801 l’un des fondateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale. Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1815.

Il fait paraître avec Anselme Gaëtan Desmarest, en 1832, l’Histoire naturelle des crustacés fossiles.

En 1844 paraît son Traité des arts céramiques ou des Poteries, avec atlas, œuvre capitale qui résume les recherches de toute sa vie. Il détermine deux grandes catégories en fonction de la nature de la pâte cuite, tendre (poreuse) ou dure (imperméable).

Brongniart s'intéresse aussi à la zoologie. On lui doit la division des reptiles, qu'il divise en quatre ordres : les Sauriens, les Batraciens, les Chéloniens et les Ophidiens.

Il épouse le  Cécile Coquebert de Montbret, fille de Charles Coquebert de Montbret.

Son fils est le botaniste Adolphe Brongniart (1801-1876) et il a pour gendres le naturaliste Victor Audouin (1797-1841) et le chimiste Jean-Baptiste Dumas (1800-1884). Il a eu comme élève Ignacy Domeyko (1802-1889).

Espèces minéralogiques décrites

Distinctions - honneurs

Jean-Antoine Houdon a réalisé de lui, alors âgé de 7 ans, un buste en terre cuite.

Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1845.

À Sèvres (Hauts-de-Seine), une rue porte son nom.

 

 

 

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