Dumortier Barthélemy Charles Joseph

Barthélemy Charles Joseph Dumortier (parfois Du Mortier), né le à Tournai et mort le (à 81 ans) dans cette même ville, est un homme politique belge et parallèlement, un botaniste-naturaliste.

Membre de la Chambre des représentants dès la création de la Belgique, il sera ministre d'État. En 1885, le roi Léopold II lui octroie le titre de comte, pour lui et tous ses descendants du Nom.

Barthélémy Dumortier

 

5066

Barthélemy Dumortier (portrait par Louis Gallait)

Fonction

Député

 

 

Titres de noblesse

Comte

 

Biographie

Naissance

3 avril 1797


Tournai

Décès

9 juillet 1878

(À 81 ans)
Tournai

Nom dans la langue maternelle

Barthélemy Charles Joseph Dumortier

Abréviation en botanique

Dumort.

Nationalité

Belge

Formation

Collège Stanislas

Activités

Botaniste, bryologiste, homme politique, pomologue

 

Autres informations

Domaine

Science végétale

 

Membre de

Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique
Leopoldina

 

Biographie

Dumortier est le fils du négociant et conseiller communal de Tournai Barthélemy-François Dumortier et de Marie-Jeanne Willaumez. Il épouse Philippine Rutteau et de cette union naît un fils, Barthélemy-Noël Dumortier (1830-1915).

En 1824 il fonde Le Courrier de l'Escaut, journal critique du gouvernement. Il est impliqué dans la révolution belge de 1830 et devient membre du nouveau parlement fondé en 1831. Il représente l'arrondissement de Tournai jusqu'en 1847 et est ensuite élu pour l'arrondissement de Roulers, siège qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Botaniste

Au début des années 1820, Dumortier publie sa première contribution à la botanique, en latin. Son but principal était de recenser la flore nationale. En 1827, il publie le Flora Belgica qui utilise une classification naturelle. Son attention fut rapidement attirée par les aspects systématiques, et il créa même son propre système de classement. Il a été dit durant cette décennie qu'il fut le premier à observer la reproduction cellulaire par division.

En 1829, il devint membre de la prestigieuse Académie de Bruxelles, une distinction fort recherchée, et était connu comme un des meilleurs naturalistes des Pays-Bas. Il n'étudia pas seulement la botanique, mais aussi la zoologie car son intérêt pour les invertébrés était grand.

En 1862, à la création de la Société royale de botanique de Belgique, Dumortier fut immédiatement requis comme premier président. Il était autant un mentor qu'un protecteur pour les jeunes botanistes qui rejoignirent ce nouveau groupe. Crépin lui avait, deux ans plus tôt, dédié son chef-d'œuvre La Flore de Belgique (1860). Ces deux faits illustrent l'influence et l'aura du vieux botaniste de Tournai.

La société qui gérait le jardin botanique de Bruxelles battant de l'aile, Dumortier émit l'idée de créer un réel jardin botanique d'État en sa capitale. Il pressa le parlement de racheter l'impressionnant herbarium et la collection de Carl Friedrich Philipp von Martius. Ce qui fut fait en 1869, quelques mois avant que le jardin botanique de Bruxelles ne soit, à son tour racheté par l'État belge. Dumortier voulait créer un jardin botanique sur le modèle des Jardins botaniques royaux de Kew.

Dans cette nouvelle institution, Dumortier domina sans aucun regard pour les autres opinions que les siennes, en parfait maître. Ceci provoque de vives tensions et mit même l'institution en danger, mais il avait de forts supports politiques et gagna régulièrement. Il ne fut défait que lorsque l'autorité décida d'unir le musée d'histoire naturelle avec le jardin botanique, en 1875. Le directeur des deux institutions fut Édouard Dupont, ennemi juré de Dumortier, qui resta toutefois directeur scientifique du jardin botanique.

Dupont, n'étant pas d'accord, démissionna en 1876 et François Crépin, un ami de Dumortier, devint le nouveau directeur.

Le révolutionnaire

Sous le pseudonyme de Belgicus, il fait paraître à Tournai en janvier 1830 des lettres dénonçant l'attitude du gouvernement du Royaume des Belgiques, il y stigmatise ses compatriotes du nord sous le nom de "Hollandais", ceci à ses risques et périls et annonçant clairement un désir de sécession des provinces du sud. Il fut décoré de la croix de fer (Belgique).

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire