Meloïdogyne hapla – Les nématodes à galles

Introduction – Description

En culture ornementales, ces nématodes s’attaquent aux appareils racinaires des Cyclamens, des Bégonias, des Œillets, des rosiers, des Gerberas, des Philodendrons et des plants de pépinières. Les mâles et les larves sont filiformes (0,5 mm de longueur), les femelles sont globuleuses (1 mm de diamètre pour les plus grosses espèces).

 

Biologie – Dégâts

Ces ravageurs appartiennent au groupe des Méloïdogynes dont les principales espèces rencontrées sont : Meloïdogynes halpa, Meloïdogyne incognita, Meloïdogyne javanica. Les larves pénètrent dans les jeunes racines pour y effectuer leur développement. Elles se nourrissent de la sève pompée au niveau des zones vasculaires. Leurs piqûres provoquent une excitation des tissus qui aboutit à la formation de galles. Ces dernières jouent un rôle de protection des nématodes. Elles sont disposées sous forme de chapelet, se multiplient, confluent, et entraînent la déformation du système racinaire, une diminution de la vigueur de la plante et des chutes de rendement.

Les femelles pondent 600 œufs en moyenne enrobée de mucilage. En serre, à + 28° C, le cycle est bouclé en 21 jours. Une culture, pendant tout son cycle végétatif, peut donc subir les attaquent de plusieurs générations ; les dégâts en seront d’autant plus élevés. Ces nématodes se conservent dans le sol et se montrent capables de se multiplier sur certains adventices.

 

Lutte

  1. Lutte culturale.

  • Arracher puis détruire par le feu les plantes sévèrement attaquées.
  • Sélectionner des plantes saines, indemnes de tout symptôme.
  • Utiliser des mélanges terreux désinfectés.
  • Éviter l’introduction du ravageur par des particules terreuses adhérant aux pièces métalliques des instruments culturaux.
  • Désinfecter le sol à la vapeur.
  • Choisir des variétés résistantes.
  1. Lutte biologique

Une découverte du laboratoire des nématodes au Centre de l’I.N.R.A., à Antibes, permet d’envisager la lutte biologique contre cette famille d’Anguillules de manière très efficace, à l’aide d’un champignon nématophage. Celui-ci porte le nom d’Arthrobotrys irregularis et présente la particularité de capturer ce ravageur, au stade de larve mobile, grâce à la présence de pièges engluants, constitués de boucles mycéliennes. Celles-ci retiennent la ravageur, à la manière d’un nœud coulant de lasso. Par la suite, le Champignon envahit la totalité du Nématode qui meurt.

Ce parasite est produit industriellement ; il se présente sous forme de granulés contenus dans des bouteilles de 2,5 litres de capacité. L’épandage doit se faire impérativement un mois avant la mise en place de la culture à protéger. Cette période est absolument nécessaire, et permet la colonisation du substrat de culture par le champignon. La dose d’emploi actuelle est de 140/g/m². Après épandage, on doit pratiquer un léger griffage pour enfouir le produit.

Une fois installé, le champignon manifeste son activité pendant de nombreux mois.

 

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Meloidogyne hapla, le nématode cécidogène du Nord, est une espèce de vers ronds de la famille des Heteroderidae. C'est un important parasite des plantes classé en parasitologie dans le genre Meloidogyne (nématodes à galles ou nématodes des nodosités des racines). En anglais, il se nomme root-knot nématode.

C'est l'une des quatre principales espèces de nématodes répandues dans le monde. Elle attaque de nombreuses espèces de plantes dicotylédones sauvages et cultivées, parmi lesquelles figure notamment la pomme de terre, la carotte, la laitue et la tomate.

 

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